Authentique Nathalie, renaissante Nathalie

Nathalie Koah. Ce nom,  tiraillé, de tous côtés, malmené souvent, encensé parfois. Ce nom je vais essayer de ne pas alourdir le poids qu’il transporte déjà (n’en déplaise au référencement SEO…et oui Google cette fois encore tu ne m’auras pas) .Ce nom, ne sera pas le sujet ici.

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Lorsque j’ai ouvert ou plutôt rouvert Renaître de Nathalie Koah paru en octobre 2019, j’avais déjà eu l’occasion d’en goûter la saveur, grâce à Big monster (pour celleux d’entre vous qui me suivent notamment sur instagram, vous aurez compris de qui il s’agit) même si le goût m’avait été arraché en bouche après une quarantaine de pages pour cause de « moi aussi je veux lire ». Il s’imposa donc vite qu’un second exemplaire soit indispensable.  

Ce livre, je l’ai apprécié. Sans être dans le classement de mes lectures les plus marquantes, il n’en demeure pas moins, qu’il se lit ; et plus important, il se lit avec plaisir.

Le bon début que constitue le plaisir à une lecture, n’est pourtant que cela, un bon début.

Les chapitres courts, intiment un rythme certain à cet ouvrage.  De même, une certaine identité se dégage des écrits de Nathalie K.  J’ai toujours été d’avis que l’écrit ne se rapportait ni à la notoriété, encore moins au diplôme. Le courage de s’ouvrir aux autres, de leur conter un bout d’âme, d’offrir ses ressentis et mettre des mots sur ses émotions, oser les exprimer de manière aussi indélébile, à travers un livre, voilà l’essence de l‘écrit, à mon sens, la mesure d’écrivain.e.

Sans avoir la dimension d’une plume virtuose, je salue dans ce livre, le travail de fond qui est l’analyse de la cible visée. Nathalie K connait son public et sait le contenter : Renaître se lit vite, il est accessible et va droit au but. Ecrit de telle manière que l’on se croirait autour d’un mojito avec une vieille copine à s’étaler sur les derniers « tu sais pas ce qui m’est arrivé ?! Mon Dieu faut que je te raconte ! ».

Les costumes taillés de toutes pièces par d’autres concernant dame Koah, nous ne les connaissons que trop bien. Le courage de donner sa version, contenter ses fans, comme une récompense à un soutien depuis les premières aventures de celle qui est devenue aujourd’hui l’une des influençeuses les plus en vue sur le continent.

Là, à mon humble avis, réside la faiblesse de Renaître.

Ce qu’il m’a manqué ? De la profondeur. Nathalie K survole, décrit ses émotions. On ne rentre pas dans l’essence de ses ressentis. Tout au plus on la comprend, à la manière d’une héroïne de série B, ou plutôt novelas (les unes comprendront pour les autres canal 73 sur certains bouquets ;p)

Une gestion de son image trop présente. Sans manquer d’honnêteté, la volonté tout de même de garder le contrôle sur l’interprétation du/de la lectrice/lecteur fade un peu le goût de la lecture. La place de l’humain comme simple humain, avec ses contradictions, ses luttes intérieures, ses questionnements et ses erreurs reste confuse. Comme enfermée dans la cage du « je veux me [re]construire une image, lisse ». Sans jugement, aucun sur la personne, l’œuvre elle, botte en touche sur ce point et perd en authenticité.

Pour finir, l’aspect développement personnel qui arrive sur la fin même si elle reste très présente tout au long du livre, n’est pas ce qui m’a le plus entraîné. Très peu friande en réalité et même très mauvais public pour être honnête du genre, j’ai pourtant trouvé l’ensemble cohérent. Je ne reviendrais pas sur certaines opinions tranchées de l’auteure, puisqu’elle-même précise ne détenir que sa propre vérité, déterminée par son vécu, sa culture, son environnement et son éducation ; mais là encore, je salue la maîtrise par celle-ci de sa cible principale, son public.

Un bon début donc comme je disais, que ce premier livre officiellement publié (je vous vois venir…) qui révèle une certaine appétence et suscite mon intérêt de lectrice à continuer à suivre cette autrice, qui je l’espère ne s’arrêtera pas là et se donnera la fortune d’explorer plus en profondeur, ce qui semble être l’embryon d’une vraie plume.

A la prochaine Nathalie, et comme on dit chez nous « gars, les dos là moi-même j’étais contente de te gui ça »

Chocolatement votre, La demoiselle chocolat

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