Ning (vie)

Hello cher.e.s tou.te.s,

On continue notre défi de juillet!

La vie est faite de hauts et de bas nous en convenons tou.te.s autant les hauts sont faciles à voir et parfois à vivre, autant les bas constituent l’essentiel d’une frayeur qui parfois nous perd et nous mènent bien loin de nous mêmes. Aujourd’hui je choisis de vous parler de deux oeuvres qui nous parlent de combat, de vie, d’histoire aussi.

Commençons par le livre d’une blogueuse qui a choisi de se livrer, peut être plus intimement qu’elle ne le fait sur son blog.

Des mots pour un bien, de Céline mademoiselle.
Book Diversité: 15 €
publier un livre: 15€

Céline est une blogueuse, qui a choisit depuis quelques années, de partager avec nous son goût pour la mode. Sa thérapie de bien être, nous dit-elle passe par ce partage d’une part d’elle sur son blog www.celinemademoiselle.com.

Pour être tout à fait honnête avec vous, l’achat de ce livre pour moi, tenait plus du soutien à une personne que j’ai découverte entière et vraie dans sa façon de se livrer dans cette entreprise qu’est le blogging que de la réelle curiosité pour le contenu. Je ne m’attendais pas à ouvrir une vraie part de vie. La fraîcheur de son livre et l’honnêteté que j’y ai trouvé ont été une réelle belle surprise.

Sans fioritures ni emphase, Céline se livre. Elle nous parle de ses expériences, des étapes clefs de sa vie, et de sa perception des choses. Elle se raconte dans des chapitres courts, donnant quelques ressources puisées en elle même où dans son rapport à autrui qui l’ont aidés à traverser les phases les plus sombres de sa vie.

Ce que l’on en a pensé :

Céline et moi, partageons le fait d’avoir le même pays pour origine le Cameroun. Son parcours atypique, me parle également. Quand je l’ai découverte à travers son blog, sa façon d’être proche de ses followers m’a tout de suite touchée et inspirée. Avec simplicité, elle nous parle et se confie, partageant avec nous ses moments de bonheur comme ses moments de moins et tout ça avec un effortless style (parfois rageant j’avoue ;p ) . Sans langue de bois ou faux semblant. Et j’ai adoré retrouver cette façon d’être dans son livre.

En tant que femme, nous avons un certains nombres d’expériences communes bien que notre individualité détermine nos parcours. Céline nous dit sa vie avec ce qui la caractérise, l’honnêteté de son ressenti.

Sans se prétendre psychiatre ou psychologue et encore moins coach de vie, elle nous dit ce qui l’aide ou l’a aidé à avancer.

Je suis une personne qui déteste les injonctions sociales , comme les convenances culturelles. Je considère que chaque personne a un vécu propre, des ressources en elle et que les chemins d’une vie ne peuvent être généralisés comme étant LA méthode infaillible pour un chemin de vie serein. D’ailleurs de mon point de vue aucun chemin de vie ne saurait être serein. Alors je ne vous raconte pas mon rapport au phénomène « coach de vie » ou encore tout ce qui est livre pour être mieux ci ou moins ça.

Je suis restée dans cet état dubitatif pendant un bon moment en lisant Céline. D’ailleurs j’en parlais avec une amie lui expliquant que bien que j’aime cette plume sans fioritures et cette honnête façon de se raconter, je ne saurais expliquer cette sorte de retenue de ma part qui fait en sorte que je n’entre pas totalement dans le livre de Céline. La préface de Danielle autre super blogueuse que j’adore suivre (Dear mama.fr, BestofD.com) que je trouve vraiment indispensable mets pourtant bien cette chose au clair: les femmes doivent cultiver ce jardin qu’est l’estime de soi et le blogging est un moyen pour beaucoup d’y arriver. Céline notamment, en est la preuve. Une fois fini ma première lecture, je n’avais rien  surligné (miracle…?) considérant que ça n’était pas nécessaire . Et pourtant. Sans m’en rendre compte les mots et les expériences de Céline avaient commencés à faire du chemin en moi.

Je m’en suis rendue compte en reprenant une activité professionnelle . Cette phrase

« faites très attention à vos pensées elles finissent souvent par devenir une réalité »

m’a frappée de plein fouet.
Après un avc et un burn out, je n’aspirait qu’à une chose :reprendre le cours de ma vie , travailler ! J’ai donc fait le nécessaire pour que cela soit. Entretiens sur entretiens, cvs à gogo,  persuadée que c’était ce que je voulais. Une fois trouvé un poste qui semblait me correspondre, je n’ai cependant pas arrêtée de chercher. Pourquoi ? J’avais peur. Ma pensée c’était réalisée mais m’étais-je réellement écoutée ?! En réalité je ne voulais pas reprendre. Je voulais être normale. Répondre à cette injonction qui dit que le travail est l’accomplissement.

En rentrant chez moi ce jour là, j’ai repris le livre de Céline. Et j’ai démissionné un mois plus tard. Il a fini criblé d’annotations et de couleurs en tous genres. Il a vécu et continue de vivre avec et en moi.

Merci Céline!

Ce livre n ‘est pas une thérapie ni un remède miracle. Il ne m’a pas aidé à résoudre mes problèmes, mais il m’a certainement aidé à prendre conscience de choses que je refusais de voir. Sa force?  Son honnêteté.

Je ne suis pas d’accord avec tout. Mais l’essence de son auteure y est. Et c’est ça, à mon sens, qui fait qu’un livre est bon ou mauvais si tant est qu’un livre dans toute la subjectivité qui le constitue puisse être l’un ou l’autre.

Ma recommandation:

etoile

Un livre maintenant qui aborde l’histoire. Une histoire de laissé pour compte.

De celles à qui on a refusé de se raconter, prises dans le silence des hommes.

Algériennes 1954-1962 , de Swann Meralli et Deloupy
Amazon : 17.95 €
Fnac: 17.95€ 

J’ai croisé la route de cette bd documentaire il y a quelques jours en flânant entre les rayons d’une librairie que j’affectionne beaucoup dans Lyon 3ème. La librairie du tramway (je vous mets l’adresse en fin d’article ). L’ambiance y est douce, la sélection souvent surprenante et la place où elle est située est bordée de cafés et autres bistrots sans être suffocante. On peut donc savourer sa lecture tout de suite après son acquisition.

Béatrice a 50 ans. La guerre elle ne l’a pas vécu mais son père fut un appelé en Algérie. Mais rien ne franchit les scellés de ses lèvres. Sa mère n’y est allé qu’une fois dans cette Algérie en guerre. Comment en savoir plus ? Aller à la rencontre de celles qui y ont  ressenti, vécu cette horreur des hommes.

Lucienne, Malika, Djamila, Bernadette et Saïda sont ces femmes. Moudjahidine,harki pied-noire, exilée qui croiseront son chemin et lui conteront la guerre des femmes dans l’horreur des hommes.

Ce que l’on en a pensé:

 ça suffit Béatrice! Tu vas pas t’y mettre aussi ! J’étais gamin et j’ai fait mon service militaire, et c’est tout! Voilà comment ça c’est passé!

Voilà la seule réponse qu’elle obtiendra de son père lorsque Béatrice tente d’évoquer cette guerre au cours de laquelle il fut appelé dans les années 50. La guerre d’Algérie.

Sujet sensible souvent par excellence, cette guerre qui a vu la France renouer avec ses travers et les hommes se muer en barbares est un sujet que le scénariste Meralli, grandit à Venissieux (la famille 😉 )  lui-même avoue avoir découvert en écrivant Algériennes 1954-1962.

Cette guerre du silence. dont l’horreur commence à peine à être saisie depuis quelques années. Cette Bd docu-fiction part sur les traces de parcours, de vécus. Les faits tirés d’histoires réellement vécues sont prenants. Ici pas d’abords de partie.

Le dessin léger et saisissant de Deloupy trace les contours des souffrances des femmes de la guerre d’Algérie.

La chose qu’ont les camps qui s’affrontèrent en commun semble bien être la souffrance.

L’image frappante de la couverture fait écho aux descriptions, souvenirs durs de torture notamment qui nous sont livrés. Les témoignages de ces femmes n’épargnent pas.

Elles nous racontent l’exil, les attentats, le combat. Coincées entre luttes de pouvoir politique et patriarcale. Les laissées pour compte ne le sont pas tant que ça. Elles sont des victimes mais aussi des actrices. Mais l’histoire, qu’en a-t-elle fait?

Les somptueux paysages algériens nous transportent vers cette époque où il fallait choisir, et être un traître quelque soit  son choix.

Vivre la guerre. Voilà ce qu’Algériennes nous compte. La bd se concentre sur le point de vue subjectif de chacune des femmes qui se raconte. Délaissant le pragmatisme de l’histoire. Elle expose des faits sans politique mais avec le poids des mots de celles qui s’expriment. Comme dans chaque événement traumatisant de masse, la parole est primordiale. J’ai aimé cette prise en compte des ressentis et des plaies de chacune. Cette vérité subjective exposée sans en nier la subjectivité. Voilà ce qui fait la force de cette bande dessinée, sa beauté.

Algeriennes22-740x1024

alg17Toutes ces souffrances tues que le personnage principal va réveiller, portent en elles l’héritage du devoir, le devoir de savoir, de mémoire. Les femmes comme dans toutes les guerres font partie intégrante des combats, des conflits, premières victimes, souvent guerrières.

Deloupy et Meralli m’ont emporté au coeur d’un conflit que je ne connaissais pas forcément de ce point de vue là. Ils m’ont donné à goûter la force de la femme de la guerre d’Algérie, ses combats, ses peurs, ses douleurs.

Une belle Bd très instructive.

Ma recommandation : 

etoile

Parce que je vous aime, Retrouvez les 5 premières planches de la bd Algériennes 1954-1962 ci dessous 😉

Pour terminer, l’adresse de la librairie du tramway :

92 Rue Moncey, 69003 Lyon 03

*Instant bon plan *: 

  • La Fnac fait -5% sur tous les livres en ce moment
  • Des mots pour un bien est disponible à la Fnac de Bruxelles

Voilà les ami.e.s, à très vite

ah oui j’oubliais :

 CHAMPIONS DU MONDE BABY!!!! un gros BRAVO et un Colossal MERCI A NOS BLEUS ❤
Résultat de recherche d'images pour
Résultat de recherche d'images pour

Chocolatement vôtre,

logo anniv

La demoiselle chocolat

Psst*1 : des liens sont disséminés dans cet article

Psst*2 : Cliques sur les images pour les agrandir 

Psst*3 : ON EST CHAMPIONS DU MONDE ❤ ❤ ❤ Image associée

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s