Mon défi littéraire du mois de Mai

Hello les ami.e.s!

Comment allez-vous?

Plutôt chargé ce mois de mai pour ma part. Entre la préparation de la swapbox (et oui, il y en a un ou une qui recevra les petites surprises bientôt ), les articles à préparer et le travail parce que oui, faut bien se nourrir, je ne savais plus trop où donner de la tête. Mais entre deux coup de stress, j’ai quand même trouver le moyen d’avancer dans ce challenge que je m’étais lancée toute seule comme une grande.

Il s’agissait de lire à minima 5 livres en anglais, avec pour échéance le 31 mai.

Je partais un peu inquiète , craignant que mon anglais déjà pas très exercé ne rende l’âme et mon cerveau avec en route. Mais j’ai tenu bon et nous y voici donc.

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J’ai choisi 5 Livres plutôt différents. Parmi lesquels deux séries Afrofuturistes.

Verba*

Go tell it on the mountain, James Baldwin (la conversion)
Amazon: 7,16€ (poche)
Fnac: 20€/ 13,12€

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Il y a-t-il plus classique? Publié en 1953 ce livre est sans doute l’un des premiers à parler de la condition des noir.e.s au XXème siècle.

John, 14 ans grandit dans une famille où Dieu et la religion sont omniprésents. Son beau-père Gabriel prédicateur, a scellé son destin. John suivra le même chemin et prêchera la « bonne parole » aux ouailles de l’église. Derrière le masque de la famille pieuse pourtant, la violence d’un père. La passivité et la terreur d’une mère: Elizabeth. Le regard d’une tante, Florence et la pente glissante sur laquelle évolue un demi-frère cadet, Roy. Le soir de son quatorzième anniversaire, John a une révélation divine. Ses doutes ne proviennent pas de lui. Le péché doit être combattu en lui-même et dans les autres.
Voguons à travers souvenirs et flashbacks. Le Sud et ses horreurs, le Nord et ses désillusions.

Ce qu’on en a pensé : La virtuosité de l’écrit de J.Baldwin m’a imposé une certaine lenteur dans la lecture. Pour saisir le sens de son écrit, ici très souvent galvaudé pour s’ancrer dans le réalisme d’une nuit de prière et rendre cette ferveur qui anime ce type de rassemblement. Les figures de styles se multiplient avec le prêche, se mêlent à l’idée et pour peu qu’on ne suive pas, on se retrouve vite à devoir relire le chapitre entier.

Au delà de la maîtrise du style et de l’esthétique de l’écrit, l’histoire en elle-même est prenante. Baldwin explore des thématiques casse-gueules : religion, racisme, violence, maltraitance, condition féminine avec un angle si profondément ancré dans des vécus que la narration qui fait passer ses opinions pourrait échapper au lecteur. Et pourtant, entre les lignes, il s’agit bien de dénoncer mais tout aussi bien de démontrer ou de montrer. Montrer l’hypocrisie d’un homme « de bien » de part son statut de porteur de la bonne nouvelle biblique qui pourtant ne s’en sert que comme refuge et excuse à sa condition même de vil personnage sans scrupules. De montrer également ce besoin d’espoir qui anime toute une communauté et la pousse souvent à certaines extrémités de pensées ou de comportements du au fait même des persécutions qu’elle subit.

De dénoncer les dites persécutions; de démontrer le carcan dans lequel peut s’enfermer une communauté et qui les empêche parfois de se voir les un.e.s et les autres tel.le.s qu’iels sont.

C’est un livre que j’ai trouvé plutôt complexe mais qui exprime à merveille cette ambiance très années 30 où les noirs prennent conscience de leur pouvoir de faire quelque chose tout en étant bloqué.e.s souvent par leur éducation pieuse. Certains choisiront de la mettre à profit et de passer par ce biais pour soulever les coeurs sur la situation inadmissible. Mais aussi une certaine hypocrisie de ces Hommes de Dieu qui souvent passent pour des saints mais sont bien loin d’en être. Il démontre également très bien la ferveur religieuse qui habite les communautés. Ambiance que je connais plutôt bien pour avoir baigné dedans durant une partie de mon enfance…C’était assez drôle de voir/lire que ces cocktails de dévotion absolue, de « parler en langue » et de ferveur presque hypnotique souvent explosifs et traduits par des moments de transe ne datent pas d’aujourd’hui. Pour quelqu’un qui reste plutôt loin des croyances et pratiques religieuses dites évangéliques, ça peut faire bizarre .

recommandation :

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niveau d’anglais:

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Autre livre, autre ambiance. Verba, sed*

On black sisters’ street, Chika Unigwe 

Amazon : à partir de 3,90€ (version numérique) 

Fnac : 8,49€ Version numérique 

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Autre auteur.e, autre ponte de la littérature Noire.
Chika Unigwe, lauréate du très prestigieux prix de la littérature Nigérian en 2012 avec cet ouvrage, nous mets face ici à la réalité. La dure réalité de l’immigration, du départ volontaire mais pas si volontaire que ça. En fait il s’agit moins d’un départ volontaire que l’acceptation des difficultés, voire des horreurs auxquelles on devra faire face là-bas. Mais sait-on seulement ce qui nous attend? Ce que l’on sait, c’est que, ce que l’on vit tous les jours, n’est plus vivable, plus supportable. Alors qu’ailleurs, l’herbe, de ce que l’on en voit à la tv, semble bien plus verte.

Voilà à peu près à quoi se résume l’état d’esprit de quelques unes des quatres colocataires que nous fait rencontrer Chika Unigwe : Ama, Joyce, Efe, et Sisi.

Les jeunes femmes se partagent les clients de la fameuse rue rouge d’Anvers tout autant qu’un appartement. Mais le partage s’arrête là. Toutes à leur préoccupations et à leur survie respectives, Le silence les protège. Sous la coupe de la terrible Madame et du mystérieux Dele. Jusqu’au jour où, Sisi la rebelle, est assassinée. Les jeunes femmes comprennent alors que de leur capacité à partager et à communier, dépend leur survie.

Ce qu’on en a pensé: Quand j’ai ouvert On black sister’s street, j’étais bien loin de me douter de ce qui m’attendais.

J’avoue ne pas avoir choisis de lire ce livre par hasard. Après avoir croisé Chika Unigwe sur la plate-forme Aeon.co consacré à la publication d’essais et d’articles culturels, avec son essai « those-first-few-months-in-europe-i-suffocated-in-silence » en 2013, j’ai tout de suite eu envie de la lire; ce que j’ai fais à l’époque, avec un autre de ses romans « Night dancer ».

On Black sister’s street bouscule au moment de sa sortie, les codes. L’immigration est un sujet qui fâche et dont on rechigne à affronter les méandres, se contentant de gratter la surface. On black sister’s street ose. Ce roman nous met face à la réalité des départs forcés de nombre d’entre nous et souvent même pour ma génération, de nos aînés ou de nos contemporains. Départs dans des circonstances souvent empreintes de souffrance, et surtout pris.e.s au piège dans des réseaux qui les exploite sans scrupules.

Récemment, les horreurs qui se déroulent en Libye, mais aussi dans les pays de la péninsule arabique, ceux de l’Afrique de l’ouest et bien d’autres encore viennent d’autant plus nous mettre face à l’horreur des Hommes.

Ce livre m’a renvoyé à tout cela et par là même, il est bouleversant. La violence des récits de ces 4 femmes qui s’ouvrent les unes aux autres, frappent par l’écho véridique qu’ils ont. Qui n’a pas déjà vu une vidéo où l’on voit et entend une personne repêchée d’un bateau qui nous dit avoir vécu milles tourments et horreurs avant d’arriver sur ces berges où pourtant la souffrance n’en finit pas? Où le mythe de l’eldorado s’écroule devant la queue à faire à la préfecture, le refus de tous de leur accorder la dignité, l’errance dans les rues et comme dans les lignes d’Unigwe, la prostitution sinon l’exploitation réseautée et organisée depuis le départ même du bercail.

On black sister’s street en 2012 dans ses lignes, parlait et clame toujours cet esclavage dont sont victimes des millions de personnes à travers le monde. Parce que l’Homme n’a pas conscience de l’importance qu’est pour tout.e un.e chacun.e, le fait de pouvoir vivre, dignement. Guerres, dégradation du climat, catastrophes naturelles, dictatures, situation économique désastreuse. Nous ouvrir une porte pour comprendre et pouvoir offrir un avenir et une dignité à toutes ces personnes, se rendre compte de ce qu’elles vivent réellement, voilà ce qu’Unigwe a tenté de faire à mon sens en retranscrivant tout de même la complexité et l’ambivalence des sentiments et des situations.

Unigwe déconstruit les mythes de l’eldorado européen, et nous mets en face de la réalité. L’indifférence de l’occident face à la souffrance de ses personnes sur leur territoire, insurmontable « non-vivre » qui les obligent à prendre la route et cette tragique et fatale pensée de ne jamais pouvoir s’en sortir qu’ailleurs. Mais aussi l’organisation de cette souffrance en industrie de l’horreur, en faisant parler ses personnages.

On passe par le « victim-bashing » subit par Ama qui se retrouve à la rue après avoir dénoncé son parfait beau papa d’ailleurs assistant prêtre à l’église locale qui pourtant la violait depuis l’âge de 8 ans; en prenant le virage de la maternité adolescente avec Efe mère à 16 ans, abandonnée de tous sauf de ses frères et sœurs dont elle a la charge; pour se retrouver rue guerre civile avec Joyce née Alek, réfugiée soudanaise violée par les rebelles Janjawids et témoin du massacre de sa famille. Elle se retrouve projetée dans le milieu de la prostitution par son bien-aimé Polycarp soldat nigérian qui par culpabilité, paye la dette due au proxénète, « grand homme  » de Lagos, responsable de la présence de ces dames à Anvers, Dele. Sisi elle, se retrouve sans emploi car sans relations pour obtenir le plus petit entretien à la fin de ses études. Elle refuse d’abandonner et est prête à tout. Une fois entre les mains de Dele, le retour n’est plus une option.

4 Histoires déchirantes de réalisme. 4 projets de vie et aspirations qui nous emmènent tambour battant dans la réalité de ce que beaucoup vivent. J’ai beaucoup aimé cet ouvrage. La légèreté de l’écrit ponctué de pidgin et d’expressions Igbo et Yoruba m’ont permis de découvrir une autre manière d’appréhender la langue anglaise dans sa diversité écrite.

Ma recommandation :

4 etoiles

Niveau d’anglais : 

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Univers drastiquement différent, entrons dans le fun des mondes parallèles 😉
Verba semper*,

Children of blood and bone, Tomi Adeyemi

Amazon: à partir de 5,80€ (version numérique) 

Fnac : à partir e 6,11 € (version numérique) 

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Zélie n’a plus rien. La magie a disparu du royaume d’Orisha et un roi despotique écrase quiconque s’oppose à lui mais surtout, persécute les maji, ancien.ne.s mages prospèrent et respecté.e.s du royaume. Leurs enfants comme Zélie restent marqué.e.s par la magie de par leur chevelure blanche comme la neige. Reconnaissables, iels sont traqué.e.s et persécuté.e.s.  Zélie vit donc dans un monde où elle est esseulée et livrée à la vindicte. Sa mère morte et le droit de naissance de la magie envolé, Zélie se résout seulement à pleurer les périodes bénies du passé. La rencontre avec la princesse rebelle Amari, va pourtant l’emporter dans un voyage tourbillonnant, un voyage très dangereux pour faire revivre la magie. Mais Zélie est-elle réellement prête à payer le prix qu’il faudra pour faire revenir cette magie?

Ce qu’on en a pensé: Ceux et celles d’entre vous qui me suivent sur les réseaux sociaux ont sans doute vu passer cette photo, lorsque j’ai commencé ce petit défi de lecture personnel. J’ai donc commencé mon mois de Mai avec Zélie, Amari et Inan.

Ce livre est le premier de la jeune auteure Tomi Adeyemi qui commence sa carrière sur les chapeaux de roue avec l’un des romans les plus attendus à sa sortie dans le monde de l’afro-culture SF. Roman de SF afrofuturiste, à ranger sans doute dans la catégorie Young adult.

On suit donc Amari et Zélie dans une aventure épique un peu à la manière de l’anime Avatar le dernier maître de l’air. D’ailleurs le personnage d’Inan grand frère d’Amari à la poursuite des 2 jeunes filles; perdu entre la nécessité d’être un fils dévoué et dont son père Saran,  puisse être fier et le constat de l’évidente tyrannie de celui-ci nous renvoie au prince Zuko, le prince confus. L’auteure confesse d’ailleurs s’être inspiré de la série fantastique et n’avoir pas été subtile dans la retranscription de la dite inspiration;ce qui n’enlève rien à la succulente aventure, bien au contraire.

Tomi Adeyemi nous emmène dans un monde très dépaysant. La relation de Zélie et Amari autour de laquelle est construit le livre commence d’abord par dérouter. Adeyemi essaye de nous embarquer dans une relation tendue entre amour, désir et amitié. J’ai trouvé cette « embrouille » de l’auteure assez maladroite même si elle rajoute une certaine dimension au récit. On se perd dans cette confusion et parfois on perd le fil de l’histoire. La logique reprend le dessus quand cette relation est clarifiée pour laisser place à l’histoire d’amour entre Inan et Zélie. Le style Young Adult fait alors vraiment son coming out. Point donc de virtuosité au niveau de l’esthétique de l’écrit mais une certaine maîtrise du rythme tout de même avec par exemple  les descriptions  du pouvoir d’Inan qui peut lire dans l’esprit d’autrui, qui sont superbes.

La fluidité du récit est bienvenue surtout quand on est francophone. Quelques difficultés tout de même à contextualiser parfois mais dans l’ensemble je ne suis pas déçue après toute cette attente une précommande et enfin la délivrance 😀

Hâte donc de lire les prochains tomes, l’histoire étant construite en une trilogie. Voyons comment évoluera Zélie et ses compagnons.

Ma recommandation: 

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Niveau d’anglais:

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Mondes d’ailleurs toujours, direction les étoiles 
verba in infinitum*,

Binti 1,2&3;  Nnedi Okorafor 

Amazon: 8,66€ version numérique ( les 3) 

Fnac : 10,02 € version numérique (les 3) 

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Tome 1
Binti est Himba. Peuple vivant dans une terre aride, presque désertique. Elle a un don. Celui des mathématiques. Une relation presque mystique. Son peuple cultive l’autarcie depuis des des temps immémoriaux…pour elle. Mais ce temps est révolu. Binti est admise dans la prestigieuse  planète-université Oomza . Pus grand centre dédié au savoir et à la culture de la voie lactée. Elle s’enfuit et rencontre le monde. Les khoushs surtout. Aussi blancs qu’elle est noire ébène sous sa couche  d’Ojitze, ce mélange d’huiles essentielles et d’argile dont son peuple se recouvre et qui leur donne cette teinte rouge si particulière. Elle rencontre également de la façon la plus dramatique une autre espèce,Les méduses qui elle, n’a qu’une idée en tête exterminer ceux qu’elle considère comme inférieurs: tous les autres.

Tome 2 

Grace à son compagnon en métal très singulier, son edan, Binti survit à l’attaque qui a décimé ses camarades lors de leur transport vers la planète-université Oomza. Elle doit maintenant vivre avec ce poids, celui d’être la seule survivante d’un massacre mais aussi avec le cadeau que lui ont fait les bourreaux : des tentacules en lieu et place de ses cheveux. Leur gène est inscrit dans son ADN.

Une année la traverse à Oomza mais rien y fait elle se ronge. Binti décide de repartir sur terre accompagnée d’Okwu un méduse qui semble la comprendre, peut-être même peut-elle le qualifier d’ami.  Comment son peuple va-t-elle l’accueillir? Elle qui a trahit leur principe de vie? Elle qui est maintenant le chaînon manquant entre Méduses et humains?

Tome 3 

Binti est rentré chez elle. L’accueil demeure mitigé. Mais la douceur d’être chez soi est bien là bien qu’elle soit une paria pour certain.e.s. Il est temps pour elle de savoir. Qui elle est, d’où lui vient ses capacités renversantes avec les mathématiques. Qu’est ce qu’est cet Edan, cet artefact qui la protège depuis toujours. La visite d’une légende du peuple Himba dans son sommeil lui ouvre les portes de la culture de son peuple, et de ses origines. Mais la rancœur et la haine sont des armes puissantes. Les koushs n’ont pas oublié.

 

Ce qu’on en a  pensé: Comme toujours, Nnedi okorafor, l’auteure de qui as peur de la mort ne m’a pas déçue. Celle qui compte parmi mes auteures préférées, nous livre ici cette courte série constituée de 3 ouvrages d’une centaine de pages et qui est un régal. L’auteure comme à son habitude pioche dans la culture africaine pour créer un monde à la fois lointain et proche. 
Résultat de recherche d'images pour "himba namibie illustration" Les Himbas. Peuple frère des Héréros( victime du 1er génocide du XXème siècle)  vivant en Afrique australe qui fascine depuis toujours, surtout avec cette façon particulière qu’iels ont de recouvrir leur peau et leur cheveux d’un mélange de graisse de vache et de poudre ocre rouge symbole absolu de beauté. Sont ici, à l’honneur. L’écrivaine mélange avec brio touches raccrochant l’histoire au réel, et ouvertures sur un monde autre, afro-futuriste.

Si dans le tome 1, on se croirait dans un young adult sf afrofuturiste , les choses se remettent vite en place dans le tome 2. Nnedi Okorafor dresse un space opéra afrofuturiste réussi.

Le Tome 1 m’a vraiment emporté. Facile à lire avec un anglais fluide, on est tout de suite pris dans la lutte intérieure de Binti qui fuit, loin de sa famille pour le bien de son cerveau qui a soif de savoir. Elle veut apprendre, voir, connaître. La route qui lui était tracée depuis son enfance, héritière de son père; destinée donc à reprendre les clefs de la boutique en tant que master harmoniser (sorte de musicien de génie qui joue avec les maths comme avec une guitare, construit et répare toute sortes de choses) lui semble morne. Le portrait psychologique de Binti est amorcé. On la vit et on la ressent. Prévisible sur le rythme des événements, la série possède tout de même une belle peche au niveau des actions.  Cette absence de surprises est d’ailleurs compensée par l’immersion totale que l’on fait en Binti.

Le tome 2 continue ce voyage dans la complexité des sentiments de Binti, sa découverte d’elle-même et cette capacité sans doute due à une innocence loin d’être feinte et à une intelligence intuitive, instinctive, qu’elle a d’être sa propre héroïne, a finit de me charmer.  L’univers en lui-même n’est pas transcendant et-est d’ailleurs assez brièvement détaillé bien que l’auteure s’arrête beaucoup sur les aspects organiques couplés à la technologie. La suite logique est évidemment un retour aux sources après nombre d’aventures et de changements profonds de notre talentueuse et intrépide Binti.

Dans le tome 3, le dénouement des choses. Les explications d’une certaine façon, et la découverte de ses racines. On voyage à travers la culture Himba avec la présence prépondérante des maths comme dans les 2 premiers tomes. Binti comprend, enfin, la réelle portée de son identité.

Ce qui a fait écho en moi dans cette trilogie, est déjà cette état d’étrangère dont Binti écope en s’aventurant loin des terres rassurantes de son chez soi. Comme un besoin, de voir plus, d’en savoir plus, le monde l’appelle. Ensuite, les allusions au racisme sans y vraiment y toucher mais en lui donnant bien toute cette dimension d’incompréhension de celle qui en est la victime mais qui quelque part, a aussi grandit et arrive avec sa part de préjugés. Nnedi Okorafor apporte cette puissance à son récit de l’ancrer dans le présent, le réel en évoquant cette double culture dont beaucoup d’entre nous ont et héritent du fait de migrations, volontaires ou non. De la difficulté de compter avec cette différence, pour soi et aux yeux des autres. Des haines qui perdent leur sens et leur origines nous questionnent aussi sur leur réel impact.

Ces livres, construit comme un véritable voyage initiatique, où l’on part chercher plus que ce que l’on sait , confronte le monde et son ambivalente complexité pour revenir enfin  à la source de son identité, plein.e.s  de ce dont le monde nous a chargé, de ce qu’il nous a apporté;  sont bien loin d’être aussi légers qu’ils n’y paraissent. Le côté divertissant rajouté par l’afrofuturisme est la cerise sur le Gâteau. Comment faire une ode à la réflexion avec 3 fois 100 pages ? Demandez à la géniale Nnedi Okorafor!

Ma recommandation: 

4 etoiles

Niveau d’anglais : 

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Voilà ma petite escapade anglophone se termine donc en accueillant le mois de juin, mois de la fierté gay. hmmh un autre défi en vue pour moi? on en parle très vite!

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Chocolatement votre,

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La demoiselle chocolat

 

Psst* des liens sont disséminés dans cet article
Credits:  Illustration Himba namibia Lelpel 
 Verba* : les mots 
Verba semper* : les mots toujours
Verba in infinitum* : les mots à l’infini 

 

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